Mes premiers jours au centre

Arrivée à l’aéroport de Bolivie, tout m’as semblé difficile ! La fatigue… !
J’ai pris le temps de faire les choses et surtout je voulais attendre qu’il fasse jour avant de partir en taxi.
Ca a été un peu compliqué de me faire comprendre avec mes 0 mots d’Espagnol et leurs 0 mots d’Anglais, mais quelques heures plus tard j’étais dans le taxi.

J’adore vraiment voyager par la route pour découvrir les paysages et autant dire que sur les plus de 3 heures de trajet sur le centre, je me suis régalée… enfin, les moments ou je ne me suis pas endormie.
Au bout d’une demie heure, nous avons commencé à sortir de la ville et très vite, à grimper en montagne. Les routes ne sont presques plus que des chemins de terre et j’ai peine à penser que mon taxi m’emmenera jusqu’en haut… Un 4x4 serait plus adapté c’est certains ! Plus nous nous enfoncons dans ces montagnes à la végétation luxiriante, plus j’ai du mal à imaginer qu’il y a réellement des gens qui vivent la haut ! Mais ça et là, des chiens et des vaches nous rapellent que oui, la civilisation n’est pas loin.

Mon taxi à eu du mal à trouver et il s’est arrêté une petite dizaine de fois pour trouver son chemin. Mais finalement, je suis arrivée à bon port. Le lieu est magnifique, c’est un petit coin de paradis ! Je ne saurais le décrire en écrivant, alors vous vous ferez une idée à travers les photos ! Sur le trajet jusqu’à la reception je croise des chats, des chiots, un lapin, des tortues et des perroquets. Je m’installe rapidement dans ma chambre et je rejoint les autres pour manger. Il y a des Français, des Argentins et une Brésilienne.

Je tombe de fatigue mais je ne veux pas dormir, sinon je ne me débarasserais jamais de ce foutu jetlag ! J’ai donc pris le temps d’installer mes affaires, de me doucher, puis je suis partie en repérage.
Lors de mon tour, j’ai énormément pensé au Bioparc de Doué ou j’ai fait mon dernier stage et aux camarades de ma promo de soigneurs animalier…

En effet, ca a commencé par Victorina. On m’as dit de toujours fermer ma porte à clef si je ne veux pas l’a retrouver à l’intérieur. Mais qui est-elle ? Victorina… est une femelle atèle noire ! Et elle se balade en liberté dans le centre, bien qu’il y ai les bénévoles et les visiteurs. Je ne suis qu’a moitié sereine à cette idée, je crois qu’il va me falloir un temps d’adaptation pour bien saisir que je suis de retour à l’étranger et que la sécurité n’as plus rien à voir avec l’organisation Française.

J’ai rapidement rencontré Victorina. La créatrice du centre m’as expliqué que certains volontaires n’ont absolument pas réussi à l’approcher, même après un mois de bénévolat sur place. Moi j’ai eu la chance qu’elle vienne directement me voir. Je lui ai parlé calmement et elle est venue à côté de moi, avant de me prendre délicatement la main et de poser sa tête contre moi. Je garde chaque seconde à l’esprit que si elle le voulait, elle pourrait à cet instant T me massacrer. Il faut a tout prix que je reste en bonne entente avec elle ! Ce matin, elle a tenté de forcer ma porte d’ailleurs. Et mal réveillé, ca fait bizarre de voir une atèle derrière les carreaux.

Elle n’est pas la seule à se balader en liberté sur le centre. J’ai aussi croisé toute une bande de capucins. Et puis j’ai entendu des petits cris qui m’ont rappelés quelques choses, mais en regardant nulle part, nada…. Pourtant plus tard dans la journée je les ai croisés, les saïmiris !
Enfin, j’ai fait la connaissance d’un coatis a trois pattes qui se baladais sur ma terasse.

Pour les animaux « captifs », ils sont assez nombreux et divers… Agouti, Margay, Lamas, Aras Ararauna, Amazone à Front bleue, autres groupes de capucins, rapaces nocturnes et diurnes, tortues, nandou, et puis des espèces de cervidés et de cochons sauvages que je ne connais pas encore.
Tous le monde à l’air de vivre en une parfaite harmonie ! Je ne connais pas l’histoire de tous les animaux mais certains sont à l’écart dans de petits enclos (deux capucins notamment) et ils stéréotypes…

Le reste de la journée est vite passé. J’ai aidé à décharger les courses du marchés et à ranger les fruits et légumes dans la cuisine des animaux, puis on nous (une autre nouvelle bénévole et moi) à fait un tour du parc avec toute les explications. 3 heures d’explications avec les noms des animaux, quel jour il se passe quoi, qui mange quoi, comment nettoyer ci ou ça etc. Autant vous dire que je n’ai pas tout retenu, mais la plupart des choses sont pleines de bon sens (fonctionnement d’un sas de sécurité, fermer les portes, changer l’eau, nettoyer les surfaces, compter les animaux etc.). Là ou je vais galérer, c’est avec la préparation des rations ! Mais… chaque chose en sont temps !

Vers 18h30, la journée est terminée et après un repas rapide, je file me coucher… Je suis épuisée ! Deux nuits sans fermer l’oeil, c’est trop pour moi ! Et toutes ces explications, ces nouveaux visages, ce nouveau climat et cette langue que je ne connais pas… Je suis contente, je comprends un peu l’Espagnol quand les gens parlent doucement. Maintenant, il va falloir rapidement apprendre si je veux m’en sortir !

Sinon en me réveillant ce matin, j’ai eu l’impression de dormir dans la volière sud-Américaine du Bioparc du Doué la fontaine. Les psitaccidés s’en donnent à coeur joie ! Et il pleut tellement fort ! Je regrette presque de ne pas avoir apporter mes bottes en caoutchouc !
Et voilà, une nouvelle journée qui démarre, alors qu’à l’heure ou j’écris, la votre en est déjà à sa moitié.

Nous sommes donc le 16 mars. Je me suis réveillée à 5h30 du matin, merci jetlag.
Après le petit déjeuner, direction la salle de préparation des rations. Je suis avec une vétérinaire Bolivienne qui va me former et une autre bénévole Brésilienne… Autant vous dire qu’à la fin de la journée j’avais déjà progresser en espagnol… mais dans cette situaiton, pas le choix !

Après la préparation des gamelles des Capucins, des Saïmiris, du singe nocturne, des Toucans etc, nous partons les nourrir. La matinée passe à une vitesse folle. J’ai encore une fois le coeur brisé en voyant deux des capucins isolés dans de toutes petites cage, sans rien avoir à faire. Ils deviennent fou, ça se voit, et je comprends bien qu’ils soient agressifs, je le serais aussi dans une telle situation. Il faudra que je me renseigne, comprendre comment ils sont arrivés là.

Juste après le repas, je file dans ma chambre dans le but de publier et d’aller prendre des photos. Ca aurait pu se faire si je n’avais pas croisé le chemin de l’atèle noire. Une vraie espion qui viens regarder par le carreaux et qui va se cacher dès qu’elle voit que je l’ai repéré ! Au final, quand j’ai voulu ressortir pour aller chercher de l’eau en cuisine, elle est venue en courant, et m’as attrapé la jambe. Elle s’y est accroché très fort et je n’ai plus pu marcher ni rien faire tant elle est lourde. Oui, ça a l’air mignon comme ça, et ça l’aurait été si elle n’avait pas passé 20 minutes accrochée à ma jambe à se frotter… Ca se passe de commentaires.

Durant l’après-midi, nous avons commencé par un peu de jardinage. On m’as dit qu’il y avait des tarentules, et du coup je me suis pas sentie hyper à l’aise à trifouiller dans le sol. Le cochon sauvage passe nous dire bonjour, suivit de près par les Saïmiris qui s’amusent à faire des cabrioles au dessus de nos têtes et guette les possibles insectes que nous pourrions déterrer.

Puis, retour en cuisine ! Cette fois-ci, la Bolivienne a été remplacée par l’Argentine. Et cette dernière ne parle pas un seul mot d’anglais. Mais on arrive globalement à se comprendre et puisque je ne peux pas parler anglais, je ne parle pas. De temps en temps, je dit un mot en Espagnol accompagnés de toute une série de mimes. Il va falloir que je progresse vite vite vite ! Mais bon, au moins, je les comprends 70 % du temps, c’est déjà ça !

Durant l’après-midi, deux chiens se battent et c’est assez violent…Et finalement, il aura fallu frapper un chien au museau pour qu’il lâche enfin ! Le deuxième chien sera recousu ….


Ce soir la, je me suis couchée un peu plus tard que la veille, ce qui ne m’as pas empêchée de me réveiller à nouveau à 5h30. Et ce qui m’est arrivée me laisse perplexe. J’ai entendu courir sur la terrasse… Jusqu’à la, rien d’anormal avec des singes partout dans les alentours. Sauf que soudain, j’ai entendu un petit « toc toc toc ». J’ai cherché d’où cela venait et là, en regardant la fenêtre, je vois une petit « main » qui tiens quelques chose et qui cogne allègrement contre ma vitre. Le singe frappe de plus en plus fort avec son outils… Il va briser la vitre si ça continu ! Je lui cri d’arrêter et cela ne traîne pas. Mais je saute du lit pour aller vite voir quel est l’auteur de cette brillante idée. C’est un capucin et ça ne m’étonne pas tant ils sont intelligents. Et son outils était un énorme clou… Je vous le dis, un jour ou l’autre, j’aurais un singe dans la chambre, j’en suis sûre ! Ce n’est qu’une question de temps !!!

Il y a des fautes oui, je les corrigerais peut-être, mais c'est pas ma faute,  j'apprends l'espagnol ! ;)




2 commentaires :

  1. Je ne savais pas que les singes soient autant effrontés et potentiellement dangereux..! Hâte de connaître tes prochaines aventures ! Bisous Marion Borès

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  2. Coucou Marion :) ! Les singes qui ont l'habitude de l'homme et qui n'en ont pas peur sont les pires: ils sont souvent agressif, et ils font les 400 coups. Et de manière générale les singes peuvent être très dangereux.. en plus de mordre ils ont énormément de force et sont rapide. Bref, j'vais essayer de rentrer entière ;) merci à toi, à bientôt !

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