14/03/2018: Comment j’ai failli louper l’avion que j’attends depuis des mois…

4h50, c’est l’heure à laquelle j’ai prévu d’arriver à l’aéroport ce fameux 14 mars ! Deux heures avant mon vol, le timing parfait. Je prépare mes affaires toute la soirée, comme à chaque fois, alors que je me pensais prête. Et pour que ma maman gagne son paris, je termine mon sac aux alentours de minuit-1h00 du matin… ! Pour ma défense, c’est ma trousse de toilette qui m’a pris du temps… Le docteur m’as prescrit tout pleins de médicament quand il su que je me retrouverais couper de tout au coeur de la forêt Amazonienne, et je me suis obstiné à tous les emmener, comme si les Sud-Américains n’avaient pas de pharmacie… 

Ma maman est grippée et son état est de moins en moins bon, alors pour qu’elle puisse rester au lit, je téléphone à Quentin qui accepte de m’emmener. Rendez-vous à 4h demain matin alors, bonne nuit.
Après avoir vérifier trois fois mon réveil réglé sur 3 heures (ah bah oui, le sac cabine n’est pas prêt à 100%) je m’endors aussi tôt dans mon comfortable lit qui va sans doute un peu me manquer…

C’est marrant, car en général, je ne me réveil jamais durant la nuit quand je dors. Mais cette fois-ci, et heureusement, j’ai soudain ouvert les yeux et je me souviens clairement avoir pensé : le réveil devrait bientôt sonner, j’ai l’impression que ça fait déjà trop longtemps que je dors. Viens alors le moment du petit check du réveil, pour savoir combien de temps il me reste et là…

4h50, c’est l’heure à laquelle j’ai prévu d’arriver à l’aéroport ce fameux 14 mars, mais c’est l’heure à laquelle je me suis réveillé. Pilote automatique enclenché ! Je sursaute et je m’entends crier « mamaaan, il est 4h50, le réveil n’as pas sonné !!!!! »… Pardon maman, pardon, vraiment !
Je suis complètement paniquée et incapable de me calmer ! Je suis déjà en retard, et il y a 40 minutes de voiture jusqu’à l’Aéroport.

Je ne me souviens même plus du moment ou je me suis habillée. J’ai flanqué à peu prêt tout ce qui se trouvais sur mon passage dans un sac, et nous sommes parties ! C’est une fois à la voiture que je me suis rendue compte que je n’avais pas ma pochette avec mon passeport et mes billets d’avion … Deux étages aller-retour en courant à 5 heure du matin, ca réveil je vous l’assure ! Surtout pour réaliser que non, la pochette n’est pas dans ma chambre, et l’a retrouver dans mes affaires déjà dans la voiture. C’est vrai qu’on était pas encore assez à la bourre !

Sur le trajet, je termine de ranger mes affaires, tant bien que mal et à l’arrivée à l’aéroport, j’ai à peine le temps de dire aurevoir à ma mère que je repart déjà en courant. Merci encore maman, d’avoir gardé ton calme, ce qui m’as permis de dédramatiser un peu et d’arrêter de penser au pire de la situation : l’avion qui s’envole sans moi ! N’empêche, mon réveil ne m’as jamais fait un coup pareil… Et Quentin ? Son réveil aussi était en grêve...

Quand j’arrive au guichet pour enregistrer mon bagage, tout va très vite. Le monsieur pèse mon bagage (12,8 kg, alors qu’à l’essai 1 semaine plus tôt, il en faisait 14,5kg, on est d’accord les gars, j’ai du oublier la moitié de mes affaires dans la panique non ?) et me dit de l’emmener à la borne des baguages hors normes (et bah logique non ? Maintenant que mon sac est deux fois plus petit que d’habitude hein … ) et surtout il m’explique que ce serait bien que je puisse aller voir la compagnie aerienne pour la partie « Panama-Bolivie », pour être sûre qu’ils ont bien enregistrer mon baguage car ils n’arrivent pas à communiquer avec eux. Rassurant rassurant… Vais-je retrouver mon sac à l’arrivée ?

Au passage sécurité, je sonne (oui, quand je suis préssée c’est toujours comme ça), et le monsieur qui me contrôle a un coup de coeur pour mon T-shirt cigogne-en-migration (comme quoi, la publicité fonctionne bien!) Encore quelques couloirs à parcourir, un contrôle d’identité, et j’y serais presque !

Finalement j’arrive à la porte un tout petit peu avant l’embarquement, juste le temps de reprendre mes esprits, mais pas le temps de faire un détour au toilette. Je n’ai pas encore mangé, et ma vessie va sans nul doutes exploser, mais me voilà déjà assise dans mon siège et soudain je me rends compte que nous volons (bravo pour ce décollage on ne peut plus doux). L’équipe distribu le petit déjeuner : c’est à dire leur sandwich fromage moutarde que j’avais déjà eu l’occasion de goûter lors du trajet pour l’écosse, et que je déteste tout simplement. Mais c’est marrant, quand on a faim, ça passe tout seul !

Une fois à Amsterdam, j’ai le « temps » ! 4 heures avant le prochain décollage ! 4 heures qui sont passées à toute vitesse ! Et c’est à ce moment là, en m’asseyant dans un petit coin de l’aéroport, que j’ai réalisé que j’étais seule, et que j’étais partie. Partie pour une nouvelle aventure. Avec toute cette agitation, je n’ai pas eu le temps de bien me rendre compte … Au moins, ça m’as permis de sauter le petit passage du pincement au coeur.

Arrivée à la porte E3 qui me permettra de me rendre à Panama pour une autre escale, je tends l’oreille car quelques chose me frappe. Ca parle espagnol, partout, et ça me rappel que … Je ne parle pas Espagnol ! Au moins, je suis dans le bain et puis ça y est, je commence à réaliser que je vais encore réaliser un de mes rêves, et que je vais enfin découvrir l’Amérique du Sud !

Hum, ça fait du bien de retrouver un gros avion, et pas les petits machins de ces dernières semaines.
Je suis bien installée au hublot, avec mon ordi, ma musique, un bon livre et pleins de choses à faire pour occuper ces 11 heures de vol.

Bref, je l’ai eu mon avion ! Je l’ai eu ! Et nous ne saurons jamais pourquoi les réveils matins on conspiré contre moi ce matin là...


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Et depuis, je suis arrivée à Panama après 11h de vol ou j'ai été super chouchoutée (on a même reçu de la glace, c'est fou non ?) et après mon escale de 4h à Panama j'ai embarqué pour 4h de vols jusqu'à Santa Cruz ... 4h qui m'ont semblées  le triple ! Entre la gamine qui part 30 degrés vomi dans l'avion à mes pieds, mon repas végétarien pas disponible et mon ventre qui gargouille, et mon bout de rangs ou tous le monde m'as bousculé, j'suis trèèès heureuse d'être enfin arrivée !
Des nouvelles dès que possible, parce que la maintenant, il faut que j'arrive à aller jusqu'au centre, et c'est franchement pas gagné !!! A bientôt !

1 commentaire :

  1. Quelle début d'aventure agité....J'espère que tout va se calmer et que tu vas pouvoir te poser tranquillement dans ta jungle. Je te souhaite que de belles rencontres. Bisous Tata Chat

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