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12/01/15  & 13 matin:

Me voici à côté d’Uniondale, ca y est ! Tout est allé très vite. Par quoi commencer ?

A 5h30 pile, le taxi est arrivé pour nous emmener à notre mini bus. Dans ce dernier, nous avons dormis une bonne partie du trajet et 3h30 plus tard, nous voici arrivé à l’aéroport de Johannesburg… retour au point de départ !

Quentin ne pars que ce soir après 21H00, et moi je dois être à la gare routière de Johannesburg au plus tard à  15h00. Je ne sais pas  où sont passés ces heures, entre 9h30 et 14h00, mais ont sont passées et c’est entre deux mouchoirs que j’entre dans le taxi.

Vraiment, c’est dur là. J’aimerais que Quentin reste, il aimerait rester, et pourtant, il doit partir. Nous avons passé 5 semaines constamment ensemble avec peut-être un maximum de 3 heures séparés maximum. Alors maintenant, il va falloir réapprendre à se passer l’un de l’autre, à être loin de l’autre.

Le conducteur du taxi voit notre peine et au bout de 5 minutes de silence dans la voiture, il se met à parler et m’empêche de penser (je sais, c’est bizarre dit comme ça). Il me fait part de ces histoires sentimentales, me dit d’être courageuse, qu’il me comprend […] et puis au bout de 25 minutes il commence à me parler de Louis 16 et de Mona Lisa (euh…. Quoi ?). Finalement, j’arriverais 40 minutes plus tard, épuisée de l’exercice de compréhension orale complexe qui m’a été imposé. Mais bon, ça partais d’une bonne attention après tout !

Ce que j’ai trouvé moins bien attentionné, c’est quand il m’a dit « si je rentre dans la zone de la gare routière, je dois payer donc je reste là », que je n’ai pas eu mon mot à dire et qu’il m’as à peine expliqué comment me rendre à l’intérieur.

Je me souviens  de mon deuxième passage ici, quand la conductrice du taxi qui m’avait conduit m’avait expliqué à quel point la gare routière pouvait être risquée pour une fille seule, et qu’elle avait attendu avec moi pendant 2 heures, jusqu’à ce que je sois dans le bus, pour être certaine que j’étais en sécurité !

Là, je me retourne, et je suis seule dans la rue. Cette rue bondé qui me semble menaçante. Je commence à marcher, sans être certaine de la direction à prendre, mais je tente de montrer autant d’assurance que possible. Les gens me dévisagent avec insistance, j’ai l’impression qu’il y a écrit « touriste » en grande lettres rouge qui clignote, sur mon front ! Et beaucoup de gens m’aborde et parle de moi. J’entends des « hé, c’est quoi ces gros sacs ? » et des « où tu vas ? » insistant. Je ne réponds pas, j’ignore autant que possible et je regarde droit devant moi. J’aime rencontrer les locaux chez eux, mais là, il y a quelques chose d’insécurisant qui flotte dans l’air.

Finalement, je trouve l’entrée mais je ne reconnais toujours pas. Un mec insiste pour porter mes sacs en me disant que j’irais beaucoup plus vite comme ça et qu’il me montrera où je dois aller. Je décline sa proposition mais il me colle aux baskets ! C’est seulement quand je lui dis que je sais parfaitement où je vais qu’il finit par me laisser tranquille. Ah, j’aimerais tellement me fondre dans la masse et qu’on ne puisse savoir que je viens d’ailleurs ! Mais c’est de ma faute, mon sac à dos de voyage en dit long sur moi avec les petits drapeaux cousus dessus et dès que j’ouvre la bouche mon terrible accent anglais confirme de façon claire que je ne suis pas d’ici.

Heureusement, je finis par reconnaitre le lieu et je me dépêche d’aller me coller dans la file d’attente du bus. Je suis un peu stressée car je n’ai pas pu imprimer ma fiche de réservation mais finalement la nana me trouve dans la liste et ne demande rien de plus ! Mon grand sac est pesé et je ne suis plus qu’à 14 kilos… comment est-ce possible ? J’ai encore des cadeaux dans le sac et je n’ai laissé qu’une seule robe au sanctuaire animalier !

Par contre, concernant mon petit sac, la dame le trouve trop gros et veut que je le mette en soute ! Histoire d’en rajouter une couche, elle veut me faire payer un supplément ! Euh… non non non, pas possible ! La dernière fois que mon petit sac était en soute, mon appareil photo en est ressorti cassé. Je dois négocier pour avoir le droit de le garder avec moi mais finalement ça passe.

En entrant dans le bus, un mec grincheux m’annonce que je dois changer de siège et me donne un nouveau numéro de place. La chieuse que je suis demande si c’est toujours côté fenêtre et quand il me répond que non il en profite même pour m’engueuler comme un poisson pourri. Du coup je la ferme et je monte en râlant dans ma barbe. La chieuse déteste être côté couloir, c’est un coup à ce que je sois malade ça ! Mais je me contente de ça, je ne veux pas renforcer la réputation des français d’être de vrais râleurs en voyage, et j’en ai déjà assez gros sur la patate !

Quand j’arrive à ma place, impossible de mettre mon sac là où cela est prévu, c’est le seul endroit du bus ou ils ont mis une soufflerie, et hors de question que j’éloigne mon sac à dos de ma vue ! Je le mets donc sous mon siège, enfin comme je peux.

Là encore, on me dévisage. Je suis entouré de mecs et j’ai l’impression que certains font exprès de fixer mes affaires, pour me faire peur. Derrière moi, il y a une nana avec deux petits enfants : un bébé qui pleure et un petit garçon qui s’amuse à taper sur mon siège. A côté de moi, il y a un homme qui put… que dis-je, qui empeste même ! La climatisation est poussée à fond et les gens cris dans leur téléphone comme si ils étaient en plein centre-ville. Hum… la nuit s’annonce longue. J’ai 13h00 de trajet.

A notre départ, mon voisin sort un sachet avec une barquette dedans et me propose de partager son assiette de pap et de viande. Je serre les dents et décline poliment. Finalement, entre lui et l’odeur de sa viande qui se répand dans le bus, je ne sais pas ce qui sent le plus fort.

Puisqu’il faut que je survive à ce voyage, j’utilise une technique de ma mère. Le foulard qui sent le parfum, pour masquer les fortes odeurs. Là, tout de suite, pas de parfum et mes huiles essentielles sont dans mon sac en soute. Je fouille dans mon petit sac à la recherche d’une solution et là je trouve mon tout petit pot de baume du tigre. Ca, ca sent fort, c’est parfait !

Vers 19h30, je décide moi aussi de casser la croute. Il me reste des tomates et des chips car nous avons dû jeter le pain qui avait une salle tête. Là, qu’elle n’est pas ma surprise quand je découvre que mes tomates ont « cuit » dans mon sac isothermes et qu’elles sont complétement foutues ? Ok, plan B, chips, fruits secs et gâteaux sésame, juste assez dans le ventre pour pouvoir prendre mon traitement contre le palu’.

Finalement, alors que mon Mp3 annonce batterie faible et que je suis à deux doigts de craquer, je me résonne en me rappelant que le négatif attire forcément le négatif, et je décide de dormir pour couper cette « chaine » de trucs pas cool. J’ai du mal à m’endormir car ma sciatique me tiraille dans toute la jambe et la position idéale est difficile à trouver, mais finalement, la fatigue prends le dessus et je sombre.

Je n’ai pas bien dormi mais j’ai dormi, et ça fait du bien. Quand mon réveil sonne vers 3h45 je range mes affaires en prévision de mon arrivée à 4h10 mais à 4h10 aucuns arrêts. Je commence comme à mon habitude à me faire des films. Peut-être le bus avait-il de l’avance et j’ai loupé l’arrêt ? Finalement j’aperçois un panneau avec le nom de la ville où nous arriverons 30 km plus loin. Du retard, ouf.

Après une heure de route supplémentaire pour arriver dans la réserve naturelle, je suis épuisée mais j’ai très envie d’aller directement me balader. Et finalement, je ne sais trop comment mais, après un petit déjeuner rapide, je me retrouve à jouer avec les deux enfants de la famille, comme si je les avais quitté la veille. Ils ont  beaucoup grandit mais ils sont toujours aussi adorables !

Deux heures plus tard, ils s’en vont et je m’en vais retrouver mon lit pour une sieste de trois heures, hum ! Et maintenant me voilà, il va bientôt être 13h00 et je vais partir en quête d’un repas de midi avant de retourner au lit je crois, car je me sens complétement épuisée par ces 4 derniers jours !

Plus tard, je tenterais de me connecter pour publier et prendre des nouvelles de Quentin, car je lui ai dit de m’envoyer un sms en arrivant, mais j’avais oublié qu’ici, il n’y a pas de réseau téléphone ! A l’heure qu’il est, il doit avoir retrouvé sa famille, son chat, et le froid alsacien et j’aimerais beaucoup savoir comment c’est passé son retour !

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