14/01/2016 :


J’ai chaud ! C’est comme si j’avais de la fièvre ! En vrai, c’est juste que faire la sieste sous la couette un après-midi en Afrique du Sud, c’est pas un bon plan.

Au final, hier comme vous l’avez constaté, j’ai pu me connecter, et j’imagine que, sauf gros orage, je le pourrais tous les jours !

A propos d’orage, hier, j’ai fait un bon de trois mètres de haut dans mon lit. La nature n’as pas prévenu, elle a juste envoyé un énorme coup de tonnerre, comme ça, claquant, avec des éclairs qui vous aveugles à travers vos paupières ! Du coup, j’ai eu du mal a me rendormir. D’autant plus que ça a duré 30 minutes, sans pluie, puis après plus rien !

Je suis allée me coucher très tôt, vers 21h00, mais en vrai, c’était déjà un peu tard ! Nous avons mangé tôt également, à 18h00, mais ça, c’était cool, j’avais faim ! Je retrouve la délicieuse cuisine de Anja, mais cette fois, version végétarienne, et c’est un plaisir ! En plus, avec leur beau jardin, je sais d’où viennent la plupart des choses dont je me délecte !

Et ce matin, réveil à 3h00… pas si difficile que ça étonnement. C’est prendre son petit déjeuner qui est difficile ! Ca ne passe absolument pas ! Je mange péniblement deux tartines et bois mon thé, car je sais que les journées sont très physiques ici, par contre, mon porridge me donne des haut-le-cœur, pas moyen, pourtant il m’aurait tenu au corps celui-là !

J’avais déjà mal à ma sciatique cette nuit, alors que j’étais couchée, du coup j’étale une bonne couche de pommade et je prends un nurofène d’emblé ! Et ca n’était pas de trop. Je m’installe à l’arrière du 4x4 pour une ballade tape-cul de bien 20 minutes ! Mais ça me rappelle pleins de bons souvenirs et le reste de cafard qui me rongeais depuis la veille s’envole ! Ca secoue dans tous les sens et je suis comme une gamine sur un manège !

Quand on arrive, ça rigole moins. Je sais que j’ai intérêt à me concentrer si je ne veux pas morfler ! Il fait encore nuit et on voit à peine le haut de la colline. L’ascension démarre, c’est long et on marche vite. Il n’y a pas de chemin, c’est juste des roches empilés par si par-là, les unes sur les autres. Je regarde où je mets chaque pas mais je risque de m’étaler à plusieurs reprises. Et puis, comme la dernière fois, cette question dans ma tête : mais, va-t-on s’arrêter un jour ?

Mes muscles sont tellement chaud que je ne sens plus la douleur, c’est comme anesthésié et tant mieux.

Une fois que le jour s’est levé, j’oublie la fatigue de l’effort, c’est tellement tellement beau ! J’ai l’impression que la civilisation n’a jamais pu exister ! A des kilomètres à la ronde, ces mêmes collines ! Mais, 10 minutes plus tard, je me rappelle d’une autre chose… le froid ! Quand tu grimpe, tu irradie,  mais quand tu t’arrêtes, te voici de retour en Alsace  d’un claquement de doigts !

J’enfile ma polaire, puis mes gants, mon bonnet, mon foulard et l’imperméable que m’as laissé Quentin, en guise de coupe-vent. Et là encore, j’ai pas trop chaud !

Je surveille les 10 trappes que nous avons posés à droite, à gauche, avec les jumelles et enfin j’aperçois quelques chose bougé dans la trappe numéro 5 ! Je file pour aller chercher l’oiseau car il bouge tellement que la trappe menace de tomber. 5 minutes plus tard, j’y suis. J’étais un peu inquiète de ne plus savoir comment faire mais les gestes reviennent. Ce n’est pas l’oiseau que l’on recherche mais un oiseau quand même.

Une petite heure plus tard, ça bouge dans la trappe numéro 9 ! C’est reparti ! J’ai beaucoup de mal à l’a retrouver car entre le moment ou vous quitter le point de vue et celui ou vous approcher, il y a tellement à parcourir qu’on s’y perd vite. Et puis un rocher ou un autre rocher, il y a vite confusion ! Finalement je trouve et c’est bien l’oiseau rare que nous guettons ! Du coup, on me demande d’accompagner l’étudiante à la maison pour l’aider à prendre ses mesures sur l’oiseau.

C’est un véritable petit labo que je découvre ! Et c’est une recherche très intéressante, sur les réactions de l’oiseau en question selon les températures. D’abord, elle le pèse. Après, alors que je tiens l’oiseau, elle lui implante un petit dispositif (gros comme une mine de crayon) sous la peau du ventre, à l’aide d’une énorme aiguille qui en ferait trembler plus d’un. Ensuite, c’est le moment de la « prise de sang » puis du prélèvement des plumes, et la première partie est terminé. L’oiseau est mis dans une cage avec des vers pour qu’il puisse manger.

Une fois encore, ça me gêne de donner des rats vivants à un serpents, mais pas des vers vivants à un oiseau.  Bon, j’y pense quand même à chaque fois, cela n’empêche que je fais du spécisme et que je me sent cruelle à être plus touchée et plus sensible à certaines vies que d’autres !

Bon, il est 9h00, et me voilà sans emplois. On ne retournera pas la bas, les autres vont continuer sans nous. Je ne suis pas à l’aise et j’ai un peu l’impression d’être « punie » à devoir rester là, et en même temps, les autres bossent et pas moi. Du coup je décide de ne pas succomber à l’envie de me recoucher et je me plonge dans la lecture des magazines « birdlife » histoire d’en apprendre plus et de travailler mon anglais.

Ah et la galère ce matin ! J’ai du mal à retenir les prénoms des autres bénévoles, et là nous communiquons par talkies walkies, et avec des noms de code que bien sur je n’ai pas retenu non plus, sauf le mien qui m’as été donné : vervet monkey !

Au cours de la matinée, j’ai un creux et je mange une pêche. Puis je décide d’en prendre une deuxième et là, c’est le drame ! Mais pourquoi ai-je dont regardé là où je venais de croquer ?  J’y vois des petits vers qui se trémoussent autant qu’ils le peuvent… argh. Je me dépêche d’avaler ce que j’ai en bouche et finalement je commence à avoir mal au ventre (psychologique ? possible, mais ca a duré tout le reste de la matinée).

Après un cours repas, je démarre une sieste qui a duré deux belles heures et j’attrape mon ordi. Nous en sommes là ! Quand je serais passée par la case internet, j’irais bien marcher un peu, mais d’abord je dois trouver un bâton en cas de serpent, je compte bien retenir la leçon et ne pas vivre d’expérience négative à ce sujet.

Et vous ? Comment ca va ? Quelles sont les nouvelles ?
ps: Quentin a publie deux videos, jetter un oeil !

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