Ces structures qui coûtent un bras.

Missions écovolontaires (partie 1) 

Cela fait quelques années maintenant que l’écovolontariat se développe partout sur terre. L’occasion pour certains de réaliser leurs rêves d’enfants, pour d’autres de s’investir dans un projet coopératif pour un temps, et encore pour certains d’en faire une profession […], les missions écovolontaires attirent chaque années des centaines de personnes ! Seulement voilà, dans la majorité des cas, les premières recherches de structures donneront lieu à des programmes d’écovolontariat qui ne valent pas moins de 1000€ la semaine, allant jusqu’à 2500€ les 15 jours !

Qui sont ces structures ? Comment font les gens pour financer ce type de voyages ? Pourquoi de tels tarifs ? Et surtout comment faire quand on a « pas » tout cet argent ?




L’écovolontariat, c’est quoi ? :
C’est une forme de volontariat (non indemnisé) orienté vers la sauvegarde de l’environnement (conservation, soutien aux populations locales etc.), sous formes de missions de plusieurs semaines (durée variable). Lors d’une mission d’écovolontariat on travaille sur le terrain, comme les membres de la structure d’accueil.

Les structures très souvent hors de prix:

1) Les programmes de placements : Présentes en premier dans les résultats de vos recherches, ces entreprises servent d’intermédiaire entre vous et la structure d’accueil. En général, tout est organisé, et on vous aide pour tout. Mais bien évidement, ce service n’est  pas gratuit, loin de là. Ces entreprises se font une belle marge, sinon quel intérêt ? J’ai déjà travaillé avec des bénévoles ayant payés plus de 400€ de plus que moi, pour exactement la même mission, car ils étaient passés par ce genre d’entreprises. Alors autant contacter directement les associations soit même non ?

2) Les structures « écotouristiques » : L’écotourisme c’est avant tout « un service / une activité pour le touriste » et il paye pour cela. Certe la démarche peut permettre aux personnes participantes d’agir et d’aider, mais ce n’est pas le but principal. Il s’agit d’activités respectueuses (en principe) de la nature et centrées sur la découverte de l’environnement, qui permettent de sensibiliser. Il existe des structures correctes tout de même dans ce secteur là mais attention donc, il y a une différence avec l’écovolontariat !

3) Les programmes a espèces « phares » : Là, c’est juste le prix de la popularité. Travailler au près d’une espèce ultra rare ou réputée sera forcément demandé d’avantage, alors « ça se mérite », fait chauffer la carte bleue ! Méfiance, certaines associations en oublient le but premier de leur mission et on peut vite se retrouver dans la case « tourisme à outrage», parfois au dépend de la cause défendue !



Qui sont les participants ? : 

Selon moi, plusieurs cas de figure pour les participants de ce type de programmes hors de prix :
Cas numéro 1 : « -J’ai beaucoup d'argent, et d’ailleurs ça ne me parait pas cher du tout ! » … partir plusieurs semaines à l’autres bout du monde, peu importe le programme, sur le compte en banque, ça ne lui fait ni chaud ni froid.
Cas numéro 2: « -C’est « LE » rêve de ma vie ! Alors ça vaut tout l’or du monde. » … c’est précisément ce qu’il voulait faire rien qu’une seul fois dans son existence, alors pas grave si c’est une somme importante, pour une fois !
Cas numéro 3: « -C’est sans doute un prix normal, je vais économiser pour le financer. » … si il tombe sur des tarifs de cet ordre dès les premiers résultats de ses recherches, c’est sans doute que c’est un prix honnête et que c’est forcément « ça » que coûtent une mission écovolontaire.

Pour le cas n°1, tant mieux pour lui après tout. Mais il existe de nombreuses structures, un peu plus petite, moins cher, qui ne demande qu’à être aidé elles aussi, afin de pouvoir se développer un peu plus et mener à bien leurs missions. Et puis, c’est aussi une question de choix à faire, entre une mission ‘’ toute organisée (oui, ça rassure je suis d’accord), avec sur place une équipe super rodée, 30 bénévoles avec un planning déjà imprimé’’ et une mission ’’moins carré, avec quelques bénévoles, une organisation au jour le jour, une équipe où tout le monde se croise etc.’’

Dans le cas n°2, il s’agirait de personnes qui se permettent ce type de programme car ils réalisent leurs rêves. Il ne s’agit surement pas pour eux de faire ce genre d’expérience plusieurs fois dans leur vie mais bel et bien de vivre une chose qui leurs semble impossible et qui doit de ce fait « forcément » coûter cher. C’est ‘’le truc’’ exceptionnel ! Enfin c’est comme ça que j’imagine que l’on pourrait résonner. Un peu comme un mariage où l’on souhaite que ce soit le plus beau jour de sa vie et que donc ‘’oui’’ ça peut coûter plus cher. Oui, une comparaison un peu exagéré mais vous m’avez compris j’espère !

Le cas numéro 3, c’est soit la personne qui n’as pas envie de se poser trop de questions et de faire des recherches (un peu de facilité dans ce monde tellement compliqué ?) soit la personne qui ne sait pas ! C’est sûr que, comme pour obtenir le meilleur prix sur un billet d’avion, pour avoir une mission intéressante à un prix intéressant, ça vous coûtera un peu plus de temps de recherches, et d’énergie…
Pour résumer, voici encore un exemple ou la « sélection » se fait par le porte-monnaie. Tu veux aller changer la gamelle d’eau des lions ? Eh bien soit riche ou alors trime longtemps ! Pour ceux qui ne peuvent pas se le permettre eh bien « Bonjour la frustration » … ou pas justement car il existe d’autres solutions!

Pourquoi ça coûte ? :
Beaucoup de personnes sont souvent surprises, dans mon entourage, d’apprendre qu’il faut souvent payer pour partir aider bénévolement. Et dans leurs yeux pleins d’interrogation je peux lire à chaque fois « N’est-ce pas tout de même aberrant de payer pour travailler ? ». C’est vrai que ça peut sembler bien surprenant.

Je suis absolument d’accord qu’il y ait des frais ! Notamment quand la structure héberge et donne le couvert ! Mais alors des frais pas possible quand il faut encore trouver son hébergement, payer ses repas, visas, trajet jusqu’au lieu même dans le pays et billet d’avion, là, on peut parler de «vol » !
C’est bien d’investir pour « aider » qu’il s’agit, et non pas d’investir pour obtenir un « bien » ou un « service »… et c’est là que j’attire votre attention une fois encore sur la différence entre éco volontariat et écotourisme!

En plus, les tarifs exorbitants, ça rends difficile de déterminer si la structure est sérieuse ou pas ! Quand je vois certains prix, j’ai du mal, dès lors, à faire confiance à la structure ! Et pour cause, je suis déjà partie en tant qu’écovolontaire dans une structure ou les rumeurs n’étaient pas bonnes à entendre et où l’on finit par se demander s’il n’y a pas quelqu’un qui se met tout l’argent dans les poches ! C’est moche non ?

Il y a souvent un sérieux manque de transparence ! Donner pour une structure qui en a besoin, c’est l’a soutenir financièrement et c’est aussi une façon d’aider ! Mais cela s’estime au cas par cas et rien n’empêche d’en demander un peu plus sur ses frais à la structure… Si le centre est honnête, aucune raison après tout que cela l’offusque !

Prenons le cas d’un centre de soin : entre les locaux, l’alimentation des animaux, les frais vétérinaires… tout cela peut vite revenir chère et cela se ressentira forcément dans le prix final du programme! En plus, certains programmes nécessitent un matériel bien spécifique, qui coûte réellement très cher.  A cela, on ajoute le niveau de vie du pays qui peut aussi influencer le tarif.

Bref, il faut bien se le dire, certaines structures s’en mettent pleins les poches, tout simplement ! Mais il ne faut pas en faire une généralité ! Avec un peu de bon sens et quelques recherches, on peut retrouver le vrai du faux et faire le bon tri !

0 commentaires :

Enregistrer un commentaire

Un p'tit commentaire pour donner ton avis ?
N'oubliez pas de signer, merci :)