Bonjour à tous,

Bienvenue sur ce blog dédié à mes voyages écovolontaires au près de la faune sauvage !




Ici tu trouveras:
-Mon carnet de bord pour suivre mes découvertes au jour le jour et mes aventures à l'autre bout du monde,
-Les centres où je suis déjà passé en tant qu'écovolontaire,  avec des informations sur les structures et les missions effectuées,
-Les rencontres d'autres amoureux des animaux et du voyage que j'ai pu interviewer.
-Un onglet trucs et astuces pleins de conseils, anecdotes et interviews sur le thème du voyage, des animaux et d'un quotidien plus respectueux de l'environnement.
-Quelques infos sur mon parcours et celui de mes collaborateurs.
-Des vidéos !
-Ainsi qu'un petit onglet pour agir concrètement avec moi (en cours de création)!

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Merci d'être passé par là et à très bientôt j'espère !


Rien à voir avec l’écovolontariat :

Non, dans cet article, je ne parlerais que de ces quelques jours de voyage passés à toute vitesse, mais pas d’animaux, ou presque pas.

Tout s’enchaine et je suis épuisée de voyager à cette allure. Je n’aime pas ça ! Mais je n’aime pas la routine non plus ! J’ai besoin d’un juste milieu.

Je vais tenter de reprendre chaque journée et de ne pas en oublier les trois quarts, mais c’est un exercice difficile quand on a une cervelle de moineau (pas d’offense envers les moineaux, non).

La première chose que j’ai envie de vous dire, c’est au combien les Sud-Américains sont gentils ! Je sais, j’ai tenu le même discours en Afrique du Sud et plus encore en Australie… Mais après un an passé en France, ça fait un peu bizarre (attention, je n’ai pas dit que les Français étaient méchant!)

Bref, nous nous étions quitté lors de ma décision de prendre des cours d’Espagnol. Et bien une semaine, ça passe vite. J’ai vite pris mes petits repères à Sucre : entres parc, marchés, restaurant, cours et autres explorations… Et Sucre va me manquer, c’est certains. Surtout toutes les personnes au grand cœur que j’y ai rencontré ! Et mon Espagnol ? Eh bien, ça ressemble parfois à un sketch pour me faire comprendre, parfois ça spanglishise (ne cherché pas ce mot dans le dictionnaire… ) accidentellement, mais finalement, j’ai atteint le niveau minimal de survit. M’enfin, il ne faut pas se mettre non plus à déverser un flot de mots approchant les 120/min en Espagnol sinon c’est certains que j’affiche ma tête de poisson rouge incrédule.

A Sucre, j’ai aussi faillit perdre tous mes cheveux (oui bah j’vous ai prévenu que cet article serait axé sur mon petit quotidien de française en Amérique du Sud, et en voici donc les péripéties, et pas des moindres…) . Voilà la (mauvaise) manière dont j’ai résonné ce jour là : Cheveux abîmé = besoin d’un soin avec de la kératine = besoin d’un lissage brésilien = Brésil en Amérique du Sud = Bolivie également en Amérique du Sud = 10 fois moins cher qu’en France = Direction le coiffeur = c’était l’idée la plus pourrie de 2018 ! J’ai fait plusieurs lissage en France, tout c’est toujours passé à merveille et mes cheveux ont toujours beaucoup apprécié ! Alors non je n’ai pas réfléchis plus que ça, j’ai demandé à la coiffeuse si c’était bien de la kératine végétale et puis le pourcentage de formol (seul produit bien dégueulasse la dedans) car ce dernier est réduit et contrôlé en France. La nana m’as fait comprendre que ça pique à peine les yeux. Bon okay, j’me lance.

Petite appréhension tout de même. Cela fait plusieurs années que mes cheveux ne sont soignés qu’avec des produits naturels et que je fabrique moi même, alors dès la première goutte de shampoing qu’elle m’a étalé sur la tête, à l’odeur, j’ai flippé.

Puis j’ai du aider la coiffeuse à démêler mes cheveux car elle n’y parvenait pas et semblait désespérée… Oui, à ce moment là j’aurais encore pu partir en courant. Ensuite, elle m’a étalé the produit sur la tête et elle a laissé poser, très longtemps… Au bout de 5min, ca me brûlait déjà, mais visiblement, elle n’en a rien eu a faire.


Après minimum une demie-heure à attendre en regardant les télé novélas, elle arrive avec son sèche cheveux et commence a sécher l’arrière de ma tête. Ca aussi, tout comme le lisseur, ca fait des années que mes cheveux n’ont pas eu a subir cela !

Ca me pique les yeux en effet, et pas qu’un peu ! Je les ferment, facile… Le temps passe et ça me pique dans le nez, puis dans la gorge et je commence rapidement à tousser. Elle me passe un masque (oui oui, elle m’avait dit que ça piquait juste un peu les yeux mais le masque était déjà prêt!). Malheureusement ça ne suffit pas et je dois courir dans la rue une première fois, à la recherche d’air frais. Elle allume le ventilateur, me propose un verre d’eau (du robinet et que j’ai donc du faire mine de boire, poliment). Je prends mon foulard que je colle à ma bouche et à mon nez. Rien n’y fait et je me sent de plus en plus mal. Je ressort dans la rue, la crinière complètement ébouriffée, à plusieurs reprises. La coiffeuse, elle, ne tousse même pas.

Après 45 minutes de torture au sèche cheveux et au lisseur, je déclare forfait. Dans la rue, je dois m’assoir tant la tête me tourne ! Je suis à deux doigts de vomir, mon cœur frappe fort dans ma poitrine, et à chaque expiration j’ai l’impression que ma cage thoracique prends feu. Je commence à trembler, bref, c’est le malaise.

Je demande donc à la coiffeuse de me rincer la tête au plus vite ! Cela fait une semaine et j’ai encore des plaies sur la tête. Bref, une fois mais pas deux. Et pourtant, l’expérience c’était passée à merveille quelques années auparavant en Afrique du Sud… m’enfin, mes cheveux ne leurs sont pas inconnus.

Ah Sucre, c’est pleins de bons et de mauvais souvenirs : mais ce que j’ai préféré en plus de l’ambiance général, c’est la partie du marché consacrée aux jus de fruits ! Hum, mon passage quotidien favoris… !
C’est certains, la ville de Sucre restera « gravée » à tout jamais en moi …. ! Au sens propre et au sens figuré. Mais ça, c’est encore une autre histoire…

Pour rejoindre LaPaz depuis Sucre, j’ai finalement opté pour le bus. Pourtant je n’en avais pas la moindre envie, loin de là, après le trajet nocturne effectué entre Samaipata et Sucre une semaine auparavant…. Mais la Bolivie est pleine de surprises ! Après avoir vécu mon pire trajet en bus, j’ai pu vivre mon meilleur trajet en bus ! Un siège hyper large, plus moelleux qu’au fauteuil, inclinable presque à 100 %, dans un compartiment de 12, isolée sur la droite, avec du chauffage contre le froid nocturne. Comme j’ai bien dormi !!!! Mais comme j’ai bien dormi !!!

En arrivant à LaPaz, je me traine jusqu’à mon auberge de jeunesse. Mais il est 8h du matin et forcément ma chambre n’est pas encore libre. Pas grave, le temps de reprendre mes esprits et je file me balader. Plus tard, je retrouve une des anciennes bénévoles du centre de réhabilitation et nous partons faire un bon tour en ville. C’est sympa LaPaz mais, après Sucre, d’un coup c’est… trop grand ! Beaucoup trop grand, et beaucoup de monde ! Oh et le marché aux sorcières, avec ses fœtus de Lamas suspendus un peu partout, comme des peluches auxquelles ont aurait retiré les yeux … (Pour l’anecdote, un guide m’a expliqué que ces fœtus servent d’offrande à la terre mère notamment avant de construire une maison par exemple, pour éviter que le malheur s’abatte sur cette dernière, comme un tremblement de terre par exemple. Le guide expliquait aussi qu’il semblerait que pour la construction d’un grand batîment où d’un pont, c’est un humain que l’on enterre en offrande ! Mais il s’est dépêché de préciser que, après tout, c’était illégal ! Ah bah oui, quand même…)

Sur ces étales de marchés, j’ai envie de tout acheter (hormis des fœtus de Lamas, vous vous en douté!) ! Tout est coloré, partout ! Et ça rends le lieu très joyeux !

J’ai aussi profité de LaPaz pour passer mon linge en laverie et une fois encore j’ai été surprise de voir avec quel peu d’inquiétude les mères surveillent leurs enfants. C’est un petit garçon de 3 ans au plus qui m’accueil. Il joue sur le trottoir, au bord de cette rue tellement passante ! Ca me fou la chair de poule ! Sa mère travail à l’intérieur mais n’y prête absolument pas attention … Ah si, elle l’a engueulé une fois… quand il a débarqué avec mon soutif sur la tête en rigolant ! Malheureusement, ça m’as aussi fait rire, alors la mère s’est autorisé un sourire!

En début de soirée, j’ai filé faire des courses au marché pour mes quelques jours de tourisme, et j’en ai profité pour m’offrir un enième jus de mangue. 8 bolivianos… c’est plus chère qu’a Sucre ! Ca, c’est ce que j’ai pensé avant de voir le verre qu’elle m’a servi. Ohlala… ça m’as semblé être un verre d’un litre, sans rire ! J’ai eu du mal à le terminer et je n’ai pas mangé ce soir la, ronde comme un ballon.

Le lendemain matin, je reprends déjà la route. J’ai très mal dormis, car j’avais un couple d’allemands qui ce sont disputé une bonne partie de la nuit. Je suis prête à 6h30 et j’attends que la personne qui gère le bus vienne me chercher dans l’auberge comme on me l’avais précisé. Tranche horaires : 6h50-7h10… Alors forcément, la grande stressée que je suis à commencé a paniquer à 7h08. J’ai donc décidé d’aller attendre dehors et c’est la que je me suis aperçue que tout était fermé à clef ! Donc impossible de venir me chercher à l’intérieur. Je vais chercher la nana de l’accueil qui vient m’ouvrir en baillant et me lance : oh bah ils ne viennent pas à 8h ? Non, non madame, 7h10 au plus tard, et il est 7h15. Je vois la sonnette et je me dit que non, je ne les ai pas loupés, ils auraient sonnés. Mais la dame de l’accueil juge utile de me préciser que la sonnette est cassée, avant de me laisser en plan devant le portail. Mouais… ca y est, je bouillonne et mon imagination m’emporte. Dans ma tête je cherche déjà un plan B pour arriver à Cochacabana dans les temps et me faire rembourser mon billet. Mais (le happy end que tous le monde attends), à 7h25, un p’tit bonhomme arrive en courant dans la rue et me fait de grands signes « Désolé, désolé ! D’autres voyageurs ne se sont pas levés à temps et ça nous a mis en retard »… mmmh okay, ca passe pour cette fois, mais seulement parce que ça m’arrange !

Arrivée à Cochacabana, les paysages sont magnifiques. Ah, le lac Titicaca ! Quelle merveille !!! Ni une, ni deux, … j’embarque peu de temps plus tard dans un petit bateau en direction de l’île du Soleil ! J’ai super bien dormi dans le bateau, oui oui, dommage pour les paysages…
Une fois sur place, que ça fait du bien de marcher ! De se dégourdir les jambes ! Mais ça grimpe un peu ! Je regarde galérer les adolescentes qui se repoudraient le nez dans le bateau (hahaha… moqueuse moi ?)

Les paysages sont vraiment magnifiques et c’est un régal de quitter la ville! Sur le chemin, je croise des moutons, des ânes, bien sur des lamas mais également des enfants en costumes traditionnels. Ils sont adorables, vraiment, mais ils ne sont pas sur notre route pour rien. « Tu veux une photo de moi avec le bébé lama ? 3 dollars !!! » … Et ils n’hésitent pas à se mettre en pleins milieu du passage pour interagir. J’ai même vue une fillette de 5-6 ans empêcher un grand gaillard de 30 ans de passer, car il avait fait une photo d’un Lama (qui se promenait librement), et que la fillette souhaitais récupérer l’argent de cette photo. Elle a gagné, il lui a filer quelques pièces avant de reprendre sa route. Et, je ne sais pas ce que vous en pensez mais, moi ça m’as pas mal perturbé et fait réfléchir. Surtout, ça me chagrine. Car si ces enfants sont là à nous attendre, c’est que ça fonctionne. Et si ça fonctionne ils ont une bonne raison de revenir chaque jours. Et en attendant, ils ne vont pas à l’école et ne font pas leurs vies d’enfants.
Au retour à Cochacabana, j’enchaine directement avec un nouveau bus qui m’emmènera au Pérou. 1H30 au passage de frontières, quelques nouveaux tampons et au revoir la Bolivie, bienvenue au Pérou !

Je suis complètement épuisée et c’est avec grand bonheur que je fait connaissance avec mon lit, à Puno ! Le lendemain, tous le monde me demande si j’ai bien dormi et comment je me sent. Euh, bien merci. Et la réponse semble surprendre et rassurer tous le monde : « ah, tu supporte bien l’altitude alors »… C’est vrai que je suis à plus de 3000m, mais… je n’y avais même pas prêté attention. Et pourtant ce jour là, j’ai discuté avec d’autres voyageurs qui m’ont raconté l’horreur de leurs premiers jours : migraines constantes qui va jusqu’à te réveiller toutes les deux heures la nuit et grosse fatigue. Ouf, moi j’vous le dis, ouf !

Au programme du jour, nouvelle excursion sur le lac Titicaca ! Iles flottantes et Taquile. Et je m’endors à nouveau dans le bateau. Je sent ma tête tomber à plusieurs reprises et quand j’ouvre les yeux, je vois la nana à côté de moi qui fait son possible pour ne pas rire… !

Nous arrivons sur les îles flottantes… Je crois que les photos parleront d’elles-même ! C’est splendides et les gens qui nous accueillent sont adorables. La randonnée sur l’île Taquile est aussi un vrai moment de bonheur. C’est d’un calme, il n’y a que les oiseaux qui chantent ! D’ailleurs, je regrette une nouvelle fois de ne pas avoir de guide ornithologique des oiseaux d’Amérique du Sud avec moi, car je pense sincèrement qu’il y a de quoi se régaler !

Après cette journée chargée, la navette me redépose à l’hôtel… Enfin, dans une ruelle en me disant « tout droit et puis après tu tournes à gauche »… je n’ai pas le temps de manifester qu’il est déjà parti. Tout droit, okay, et à gauche….. pas okay du tout. Je ne trouve pas l’hôtel ! Je cherche dans les alentours, et finalement je demande à une pharmacienne qui m’indique d’aller en direction de la place ! A la place, après en avoir fait trois fois le tour, je demande à un policier. « Tout droit pendant 4 rues, puis a gauche, puis à droite »…. Merci. Ou pas ! 1, 2, 3, 4 rues, à gauche, à droite et là pas d’hôtel ! Alors je continue à errer dans les rues de Puno, sans aucuns repères (bah oui, les gars ils ont voulus être galant et me porter mon sac, du coup je les ai suivit sans me poser de questions, sans regarder, et il faisait nuit alors euh… j’ai pas trop trop retenue le chemin on va dire!).

Jolie ville, Puno, mais là maintenant c’est bon, j’aime pas trop le fait d’être perdue, et je reprends un énième bus ce soir donc il serait utile de pouvoir récupérer mon gros sac avant le départ. Okay, joker…. : Taxi !!! Sauf que, le taxi non plus, ne sait pas ou est mon hôtel (et je vous assure qu’à ce moment là, on se dit que tout est perdu haha). Du coup, après un bon moment de recherche, il leurs téléphones et nous y sommes en 5 minutes. Bon, il paraît que c’est en se perdant qu’on découvre au le mieux une ville !

Un peu (beaucoup pour être honnête) contrariée par ce qui vient de m’arriver, je m’installe dans un bon fauteuil pour me calmer. J’ai quelques heures devant moi, le moment de m’occuper de voir si tout est okay pour les réservations d’avions. Et là non plus ce soir là, ça ne fonctionne pas. Impossible d’entrer mon numéro de passeport ni ma vrai date de naissance… Pourtant, c’est une obligation si je veux décoller ! La nana de l’accueil appel pour moi pendant presque une demie-heure… Et ils s’engueulent au téléphone… Je me sent un peu mal à l’aise ! Et au final, rien à faire, le problème n’est pas réglé. Seulement, on va bien se dire que chaque jour suffit sa peine.

J’enchaine donc avec deux bus de nuit avant d’arriver au petit matin à Arequipa ! Il est 5h et je rêve d’un lit moelleux. Mais bon, j’ai un fauteuil moelleux et la wifi, c’est déjà ça ! A 9h, je récupère une chambre et à 10h00, après un bon jus de fraises, je pars pour un tour guidé de la ville. Le guide est super, mais il parle beaucoup, beaucoup, beaucoup… Et très, très, très vite… Il parle en anglais, mais au bout d’une heure, je décroche partiellement. J’ai appris tant de choses, mais il m’a quand même bien épuisé.

L’après-midi est vite passée aussi !

Lendemain matin, départ pour Lima, en avion cette fois ci. On m’a dit beaucoup de choses négatives sur Lima, et pourtant, je m’y sent bien mieux et bien plus en sécurité qu’a Puno par exemple… Et puis je suis dans un quartier charmant (bon après ça reste de la ville mais j’ai vu plus moche!). Mon logement est juste au bord d’un grand parc ou perruches et chats semblent faire bon ménage. Oui, des chats il y en a absolument partout, mais partout partout ! Dans les arbres, dans les fleurs, sur les bancs, dans la pelouses…. !

Ce qui me fait également grand bien, c’est de voir l’océan ! Ces derniers jours ça n’as pas arrêté de changer : montagne, lac, volcans, océan… et pour demain, forêt amazonienne ! Ca fait pleins de belles images en tête ! Images que j’ai bien cru ne pas pouvoir partager avec vous…

En effet, cela fait 3 jours que je ne parviens pas du tout à récupérer les photos faites avec l’appareil photos, et j’ai commencé vraiment a avoir peur quand mes deux cartes SD n’ont plus été reconnues ni par mon appareil photos, ni par mon ordinateur. Alors j’ai essayé pleins de parades : réinstaller les pilotes, redémarrer les appareils, m’envoyer les photos par mails, mais elles ne sont jamais arrivées… Mais finalement, je ne sais pourquoi ni comment, ce matin, ça fonctionne ! Ouf…

Enfin bref, je suis très contente de commencer dans un nouveau centre après-demain, et surtout de me poser un peu. Entre les bus, bateaux, et avions, j’ai hâte de n’utiliser bientôt plus que mes jambes. Et puis, la forêt amazonienne, depuis le temps que j’en rêve ! Bon, on en reparle dans un peu moins d’une semaine, quand je serais intégralement bouffée par les moustiques et que je ne supporterais plus la chaleur étouffante, haha ! Oui, les nouvelles, ce sera une fois par semaine, le lundi ! Alors en attendant, a bientôt !

Arrivée à Iquitos :

Le spectacle, depuis l’avion, est splendide et j’ai failli verser ma petite larme ! Le soleil, rouge, se couche à l’horizon.. Et les arbres de la forêt amazonienne en prennent la couleur. Les cours d’eau font des lacets au milieu de tous ces arbres tellement serrés… C’est de toute beauté !

Mais dès la sortie de l’avion, les choses sérieuses commencent… La chaleur étouffante, et les moustiques sont là pour m’attendre. Je ne bouge pas mais je dégouline ! L’air est chaud et humide… étouffant ! Il va falloir que je m’y fasse, et vite !

En sortant de l’aéroport, mon chauffeur m’attends avec sa petite pancarte a mon nom. Je monte dans la voiture et c’est parti. C’est un tout autre monde ! Déjà, il n’y a presque que des motocars, et très très peu de vrai voiture. Ca roule de tous les côtés, ca se double, ca arrive à contresens… c’est effrayant ! Je suis contente d’arriver au logement.

Comme à chaque endroit ou je vais, je demande ce qu’il en ai de la sécurité du quartier, mais pour la première fois, on me dit que : Il ne faut pas aller à gauche seule ! Et a droite, il ne faut pas dépasser le coin du paté de maison s’il vous plait !

Ah d’accord, ça rassure …Du coup, sur cette petite superficie, quel état le pourcentage de chance pour que je tombe sur un restau végétarien ?
C’est Walter, végétarien depuis 40 ans, qui me fait à manger. Et j’ai bien cru que j’allais exploser. Une énorme salade, suivit d’une soupe énorme également, puis d’une grosse assiette de blé avec des légumes, d’une banane et de deux énormes verres d’eau citronnée… Je n’avais plus mangé comme ça depuis bien longtemps. Et pourtant vu la chaleur, j’aurais bien aimer manger « léger ».

Walter m’a dit plusieurs fois « ah il fait vraiment chaud aujourd’hui », ca me rassure, ça veut dire qu’il ne fait pas aussi chaud tous les jours, ouf ! Et quand je lui ai dit ou j’allais dans la forêt amazonienne il m’as répondu « ah oui la bas c’est la vrai forêt !! attention aux moustiques, c’est vraiment horrible »… merci, je suis rassurée. Je regrette d’avance de ne pas avoir emmené de chemises à manches longues…

Normalement, des nouvelles lundi. Jusqu’à la, je serais coupée du monde !
Et puisque vous avez lu jusqu'au bout, en récompense, quelques photos ! 






























Il m’était impossible de m’attendre à un tel trajet de bus ! Tout ce que je savais, c’est que nous devions partir aux alentours de 22h00, que nous avions 10h de trajet et que les sièges étaient inclinable. J’avais déjà prévu mon sac de couchage, de quoi grignoter et ma musique.
Et finalement, ce fût très très différents. Ce trajet, je ne suis pas prête de l’oublier et il passe numéro 1 dans mon classement des pires voyages en transport en commun que j’ai pu faire.

Le bus est arrivé avec du retard, mais ça à la rigueur, ce n’est qu’un détail, vraiment. Quand nous l’avons vu arriver, nous avons rapidement entassé nos gros sacs dans la soute avant de sauter dans le bus qui a démarrer aussitôt. Il y a du monde ! Beaucoup de monde ! Je dirais même qu’il n’y a plus de places assises ! Quelle belle surprise, la compagnie a vendue plus de places que de sièges ! C’est alors que nous nous rendons à l’évidence, nous allons passer cette nuit de bus couché… dans le couloir. Les lumières s’éteigne et nous nous retrouvons dans le noir. Je suis encore debout à ce moment là, et j’ai du mal à croire à la situation.

Je m’assoie tant bien que mal, le couloir est très étroit, et finalement j’arrive à m’allonger. Je pense que je n’ai pas besoin de vous préciser à quel point c’était inconfortable ! J’ai les bras replié le long du corps et je ne peux pas me tourner. De temps à autres, un bras ou un pied d’autres passagers m’écrasent, et même à plusieurs reprises, un bébé ! Oui, la dame à ma gauche à « déposé » son bambin parterre dans le couloir, et à moitié sur moi, emballé dans une couverture…

Il y a aussi les odeurs ! Les odeurs de pieds, de pets et une vieille odeur de pipi… Puis également une odeur piquante de ...merde. Et les trous. Les routes Bolivienne contiennent plus de trous (et même des gouffres j’ai envie de dire) que de surfaces planes. Mes dents s’entrechoque à chaque fois, et je vois le bus balancer et s’incliner. Mais bien que cela semble impossible, je m’endors à plusieurs reprises, dans un semi-sommeil très très très léger.

Soudain, vers les 4h du matin, nous nous arrêtons et je me dépêche de me lever pour que les gens ne m’écrasent pas. Je suis le mouvement et je sors du bus, ça fait du bien de se déplier. Mais là, le spectacle est hallucinant ! Imaginé bien : il pleut, il y a la faible lumière d’un lampadaire ou des phares d’un camion, on voit presque en noir et blanc. Et puis toutes les Boliviennes sont là, les unes à côtés des autres, à lever leurs jupes pour faire pipi …. De toutes part, ça pisse ! C’est presque si les uns ne pissent pas sur les pieds des autres. Et puis ça s’essuie avec la couverture et hop ça remonte dans le bus après avoir bien piétiné partout.

Du coup, en remontant, je regarde mon ‘’lit-couloir’’ complètement détrempé d’un mélange dont vous deviné la recette. Mais mieux encore, le bébé semble avoir abandonné sa crotte dans une petite flaque dans le couloir. Je me sent tellement heureuse d’avoir à me rallonger parterre. Et en effet, plus tard dans le trajet, j’ai pu surprendre la maman torcher son bébé derrière moi, et jeter le papier dans le couloir, sans aucunes gênes. C’est toujours dans ces moments là que je ne peux m’empêcher de me demander « mais qu’est-ce que je fou là ? »

Quand le bus arrive à Sucre, c’est la délivrance ! Retrouver un vrai lit est un tel bonheur ! Et puis, surtout, se doucher et mettre la dose de savon ! Et puis faire laver ses affaires dans une laverie ! Bref… effacer toutes les traces de cette nuit si particulière. Mais tout va bien, j’en rigole (presque) déjà !

 Alors que je ne pensais rester qu’une seule nuit à Sucre avant de poursuivre ma route vers Uyuni, j’ai complètement changé mes plans. En effet, en me baladant, j’ai trouvé la ville assez sympathique et puis j’ai décidé de m’inscrire à des cours d’Espagnol. Je vais passer plusieurs mois dans un pays où l’on parle l’Espagnol, plus tard, dans l’année, alors autant fixer de bonnes bases dès maintenant. Du coup, je reste au minimum une semaine à Sucre.

J’ai également eu une réponse positive d’un autre centre de réhabilitation de la faune sauvage, au Pérou, et il va falloir faire des choix, car si j’accepte, je commence dans 12 jours. Autant vous dire qu’il va falloir raccourcir le programme touristique, mais après tout, mon truc c’est les voyages écovolontaires et j’ai toute la vie devant moi pour faire du tourisme !


Voilà déjà 5 jours que j’ai quitté le centre et je ne m’en porte que mieux. Après avoir pris un peu de repos, il était temps de découvrir un peu le secteur. Hier et avant hier, j’ai beaucoup marché, et ça fait énormément de bien ! 







Avant hier nous avons été dans les montagnes aux alentours de Samaipata, parfois en coupant tout droit, pour passer d’un chemin à l’autre. J’ai eu du mal a reprendre mon souffle et je me suis bien rendue compte que cela faisait trop longtemps que je n’avais plus fait de sport. Mais une fois arrivée en haut, c’est la récompense ! La vue est splendide ! Toutes ces montagnes, de tous côtés, ça valait vraiment la peine de cracher ses poumons dans la montée. Nous avons rencontré deux chiens à environ 1 heure du début de la randonnée, et ils nous ont accompagnés jusqu’au bout, passant les barbelés avec nous et coursant les mobylettes, toute la journée. C’est toujours agréables de tel compagnons de route !
 
Hier, le réveil a sonné à 6h00, car nous avions rendez-vous à 6h30 pour deux heures de voitures en direction d’une montagne où l’on peut voir, parait-il, voir des condors. Et l’idée d’en voir en pleine nature me fait rêver depuis bien longtemps. Une fois arrivés au pied de la montagne, les choses sérieuses commencent et le guide nous entraine dans l’ascension. Dès les premiers mètres, j’en bave déjà, sérieusement… Et quand je regarde vers le sommet de la montagne, je me dit très sérieusement qu’il serait beaucoup plus sage de faire demie-tour tout de suite. Mais l’idée de voir des condors est bien trop forte et je continue. Les pauses sont régulières et je me demande si nous arriverons un jour en haut ! Arrive un moment ou je me retrouve seule, ceux derrière sont loin derrière, ceux devant sont loin devant, et je n’entends plus personnes. Je savoure ce moment ou il n’y a que moi et la montagne avec tous ces sons que je connais mal. N’empêche que je galère bien et que j’ai du mal a trouver mon souffle. Mais c’est toujours dans ces moments là qu’une dose de motivation fait son apparition, et en effet, j’entends soudain le guide crier « condor ! » ! Au loin, je vois mon premier condors sauvage, et dans la minute je repars, avec une nouvelle dose d’énergie que je croyais impossible à trouver.


 Finalement, après presque deux heures de montée, nous y sommes ! Et ça valait vraiment la peine ! Les condors sont partout, nous avons la chance d’en voir environ 12 ! Et les montagnes sont magnifiques ! J’ai vraiment l’impression d’être au sommet du monde, un peu comme l’année ou j’ai camper dans les montagnes en Afrique du Sud. De temps à autres, des perroquets passent en criant et c’est à ces moments la que je réalise que je suis en Bolivie. Quand les condors disparaissent, nous poursuivons notre marche. Nous prenons une pause dans un endroit magnifique… les photos vous donneront un bon aperçu mais ne vous donnerons pas idée de la hauteur et de la profondeur !


La descente m’a également semblé interminable, mais surtout m’a fait réaliser tout ce qu’on avait grimper ! Les genoux et les chevilles encaisses, et moi ça me frustre vraiment de redescendre. Je vous assure, j’étais vraiment bien perchée là haut ! 










Mais d’autres paysages de rêve nous attendent. En effet, une fois arrivée à la voiture, le guide nous emmène nous rafraichir à la cascade et là encore j’en prends pleins les yeux. 













L’eau est sacrément fraiche, je me suis arrêtée aux pieds ! Du coup, si jamais votre route mène à Samaipata, allez voir les condors, vous ne serez pas déçu. Par contre, le contre coup de la fatigue est bien là au retour. J’ai dormi comme un bébé.
Et maintenant, il est temps de dire au revoir à cet endroit qui aura été ma « ville » des premiers jours, et de partir à la découverte de nouveaux horizons. Ce soir, en bus de nuit, départ pour la ville de Sucre ! Des nouvelles à la prochaine connexion wifi ! Et merci à tous ceux qui me suivent, merci en particulier pour vos commentaires sur le blog, la page facebook où directement dans ma messagerie, qui m’ont fait très plaisir. A bientôt !


Après plusieurs jours sans nouvelles, voici enfin un nouvelle article ! Enfin, plusieurs en un ! En effet, il m’a été impossible durant plusieurs jours de me connecter à la plateforme de mon blog et donc d’accéder à tous paramètres, ceux de publications compris. Et il s’en est passé des choses ! Mais, lisez plutôt !

Et rendez-vous justeici pour ceux qui souhaite participer à ma collecte d’anniversaire en soutenant DIY WILD:)

Les chiens Boliviens :

Je crois qu’ici, le temps va passer très très vite ! Déjà presque une semaine que je suis ici…
Aujourd’hui, nous n’avons plus d’électricité et il fait sombre, c’est très étrange. D’ailleurs, le climat n’est pas dutout étouffant comme ce à quoi je m’attendais ! Il fait même un peu frais par moment !

Cela fait deux jours que je suis chargée de m’occuper des chiens, et ce n’est pas une mince affaire !
Il faut leur préparer leur bouillie de riz, maïzéna, légumes, pattes et têtes de poulets, et pour faire cuire tout ça, il faut faire un feu, malgré la pluie.

J’ai les yeux qui brûle à cause de la fumée et puis, il y a la vision de ces têtes de poulets qui tourne dans l’énorme marmite… un délice ! Et enfin, il y a le nettoyage. Les crottes de chiens, ça pu bien comme il faut ! Mais quand cela fait 15 jours que l’énorme seau qui sert a récupérer les crottes n’a pas été vidé, qu’il fait 30 degrés et qu’il pleut souvent, je vous laisse deviner l’horreur. J’ai beau avoir le coeur bien accroché, la vision des asticots qui s’agitent dans cet amas de merde flasque, avec la terrible odeur qui va avec, je vous jure que j’ai failli vomir.

Sinon ici, on mange super bien, et surtout on mange beaucoup. Ce n’est pas ici que je vais maigrir !

Un anniversaire en enfer :

Je n’ai pas écrit depuis quelques jours, mais aujourd’hui j’en profite car non seulement c’est mon anniversaire, mais je suis également en congé donc direction la ville pour une bonne connexion wifi !

Mon titre vous intrigue ? Et pourtant il résume bien la situation. J’avais décidé de me laisser un peu de temps avant de tirer des conclusions attives, mais je crois qu’après une semaine et tout ce que j’ai vu, je vais enfin m’exprimer.

A mes yeux, ce centre est une blague. Et une très mauvaise blague ! Des gens non formés pour s’occuper des animaux ou qui les connaissent mal, des cages et enclos très mal nettoyé ou à peine, des rations alimentaires assez vagues, et puis des gens qui vous donne des ordres comme si vous étiez un esclave. L’organisation est plus que limite et la conditions de certains animaux est simplement inadmissible ! Et certains jour, ça frôle la maltraitance ! Des animaux parfois sans eau, des animaux que l’on force pour les visiteurs, des animaux enfermés dans des enclos beaucoup trop petits. Aucuns enrichissements. De plus, il semblerait que le centre n’ai pas d’autorisations quant à la détention des animaux, et d’ailleurs, aucuns ne sera relâchés, bien que certains soient parfaitement en état de retrouver leurs milieux naturels. Et la sécurité, on en parle de la sécurité inexistantes ? Combien de volontaires se sont fait mordres ? Pourtant le centre accueils des visiteurs avec leurs enfants… A quand le drame ?

C’est désespérant. Le matin, je peine a trouver la motivation pour me lever, aussi j’ai décidé de partir dès que possible. Ici, je n’apprends rien et je n’arrive pas à mettre des choses en place. Cet endroit n’est pas fait pour moi. Cet endroit n’est pas fait pour les animaux d’ailleurs ! J’ai l’impression que le plus important ici, c’est l’argent.

Je publierais un article complet sur mon expérience ici, je voulais juste vous tenir au courant, car je vous dois bien ça. En général, je préfère publier des articles pleins de belles choses, mais parfois, les choses ne se passent pas comme prévues !

Je vous tiendrais au courant de mon organisation future, en attendant je vais devoir serrer les dents encore quelques jours.

Retour vers la case départ :

Les derniers jours au centre n’ont pas été faciles. La majorité des volontaires en ont eu marre de la situation, chacun craque à son tour. Aussi, vendredi, nous avons longuement discuté tous ensemble avec la fondatrice du centre. Nous lui avons exposé tous les problèmes du centre et finalement nous lui avons annoncé que nous partions.
Samedi, nous sommes donc six volontaires à avoir quitté le centre. Je suis un peu déçu que les choses tournent ainsi, car cela fait plusieurs années que j’essayais de me rendre dans ce centre et qu’il ne correspond absolument pas à ce que j’imaginais, question éthique.

Aujourd’hui, je suis dans une auberge de jeunesse pour quelques jours, le temps d’établir un nouveau semblant de plan, et de contacter d’autres centre. Faire un peu de tourisme ne peut pas me faire de mal, bien au contraire.

Ce matin j’ai commencé par un bain de boue en m’en allant prendre ma douche. Tous mes vêtements sont donc recouvert de boue et dehors il pleut tellement qu’il est absolument impossible de faire sécher quoi que ce soit. Aujourd’hui, c’est une journée de repos, ou il vaut mieux rester bien au chaud à l’intérieur ! Bref, un parfait dimanche.